Une File Geodatabase (FGDB) est le format de stockage natif d'Esri pour ArcGIS, implémenté sous la forme d'un dossier portant l'extension .gdb qui contient plusieurs classes d'entités, jeux de données raster, tables, topologies et jeux de données d'entités regroupés dans un ensemble de fichiers binaires internes.
Pourquoi c'est important
Elle lève les limites du shapefile. Une File Geodatabase prend en charge des noms de champs de plus de 10 caractères, préserve les valeurs nulles, stocke des courbes et des types d'attributs riches, et gère des jeux de données bien plus volumineux que le plafond pratique de 2 Go par fichier du shapefile (chaque table d'une FGDB peut atteindre 1 To par défaut). Elle permet aussi à des couches liées — unités géologiques, failles, forages — de coexister dans un même conteneur avec un SCR et des domaines cohérents, ce qui garde un projet bien rangé.
Un exemple concret
Un projet de cartographie géologique peut conserver une classe d'entités polygonale bedrock_geology, une classe d'entités linéaire faults et une classe d'entités ponctuelle boreholes dans une même project.gdb, toutes regroupées dans un seul jeu de données d'entités partageant l'EPSG:32631. QGIS et GDAL peuvent lire une FGDB via le pilote OpenFileGDB ; l'écriture est plus limitée en dehors d'ArcGIS.
Piège fréquent
La FGDB n'est ni l'ancienne Personal Geodatabase (un unique fichier Access .mdb, aujourd'hui obsolète) ni l'Enterprise Geodatabase multi-utilisateurs (adossée à PostgreSQL, SQL Server, etc.). Elle est aussi propriétaire : la prise en charge complète en lecture/écriture réside dans les outils Esri, si bien que pour des flux ouverts et multiplateformes un GeoPackage est souvent un meilleur choix. Ne modifiez jamais directement les fichiers contenus dans un dossier .gdb — traitez le dossier comme un jeu de données unique.