La pente est la mesure de l'inclinaison d'une surface de terrain en un point donné — le taux maximal de variation d'altitude entre une cellule et ses voisines. C'est la dérivée la plus fondamentale calculée à partir d'un modèle numérique d'élévation (MNE) et elle est exprimée soit en degrés (0 à 90°), soit en pourcentage de pente (dénivelé sur distance × 100).

Pourquoi c'est important

La pente est au cœur d'un large éventail d'analyses géologiques et d'ingénierie : susceptibilité aux glissements de terrain et à l'érosion, aptitude des sites, présélection de corridors d'infrastructure, modélisation du drainage et classification du terrain. De nombreux seuils utilisés en pratique reposent sur la pente — par exemple le signalement des terrains plus raides que 15° ou 30° pour une étude de stabilité.

Comment elle est calculée

La pente est calculée à partir du gradient d'altitude dans les directions x et y au sein d'une fenêtre mobile 3×3. La méthode standard de Horn (1981), utilisée par GDAL et ArcGIS, ajuste un plan aux huit voisins. Le pourcentage de pente et les degrés sont liés par degrés = arctan(pourcentage / 100) : une pente de 100 % vaut 45°, et non 90°.

Dans QGIS ou GDAL, vous pouvez générer un raster de pente à partir d'un MNE avec gdaldem slope input_dem.tif slope.tif, en ajoutant -p pour une sortie en pourcentage.

Piège courant

Si le MNE est dans un SCR géographique (degrés, par exemple EPSG:4326) alors que l'altitude est en mètres, les unités horizontales et verticales ne correspondent pas et les valeurs de pente sont erronées, sauf si un facteur z ou une échelle est appliqué. Exécutez toujours le calcul de pente sur un MNE projeté (en mètres), ou définissez la bonne échelle -s. La pente varie aussi avec la taille des cellules — un MNE plus grossier lisse et réduit la raideur apparente.

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