Les données raster représentent le monde sous forme de grille régulière de cellules (pixels), chacune stockant une seule valeur pour un emplacement défini. C'est l'un des deux modèles fondamentaux de données SIG, l'autre étant le vecteur. Les rasters sont idéaux pour les phénomènes continus : altitude, température, pente, réflectance satellitaire et surfaces classifiées telles que l'occupation du sol.

Pourquoi c'est important

Le travail sur le terrain et en télédétection est en grande partie un travail raster. Un modèle numérique de terrain (MNT) est un raster de valeurs d'altitude ; la pente, l'exposition, l'ombrage de relief et l'accumulation de flux sont tous des rasters qui en dérivent cellule par cellule. La taille des cellules (résolution) fixe le niveau de détail et influe directement sur les résultats d'analyse : un MNT à 30 m ne peut pas résoudre des éléments qu'un MNT LiDAR à 1 m révèle, et le rééchantillonnage entre résolutions modifie les valeurs dérivées.

Exemple concret

Une image Sentinel-2 est une donnée raster multibande : la bande 4 (rouge, 10 m), la bande 8 (proche infrarouge, 10 m) et la bande 11 (SWIR, 20 m) sont chacune des grilles de valeurs de réflectance. Le NDVI se calcule par cellule comme (PIR − Rouge) / (PIR + Rouge). Un GeoTIFF (souvent un Cloud-Optimized GeoTIFF) est le conteneur standard, stockant la grille ainsi que le géoréférencement (origine, taille de cellule, SCR) et une valeur NoData pour les cellules vides.

Piège fréquent

Calculer la pente ou la surface sur un MNT stocké en coordonnées géographiques (EPSG:4326) : les tailles de cellules sont en degrés, pas en mètres, de sorte qu'un degré de longitude rétrécit vers les pôles et que les valeurs de pente sont erronées. Reprojetez d'abord vers un SCR métrique. Surveillez également la gestion du NoData en bordure de dalles, qui peut créer de fausses zones plates ou des artefacts.

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