Le LiDAR (Light Detection and Ranging) est une technique de télédétection active qui émet des impulsions laser et mesure leur temps de retour pour calculer une distance. Embarqué sur des avions, des drones ou des trépieds au sol, il produit des nuages de points 3D denses dotés de coordonnées x, y, z, à partir desquels sont construits des modèles d'élévation à haute résolution.

Comment ça marche

Chaque impulsion peut produire plusieurs retours à mesure qu'elle interagit avec des surfaces successives — par exemple la cime des arbres, la mi-canopée, puis enfin le sol nu. En classant les retours en points sol et hors-sol, les analystes peuvent générer à la fois un MNT (terre nue) et un MNS (surface supérieure) à partir d'un même levé. Le LiDAR aéroporté atteint couramment des densités de points de quelques unités à quelques dizaines de points par mètre carré et une précision verticale de l'ordre du décimètre.

Pourquoi c'est important

La capacité du LiDAR à pénétrer les trouées de la végétation le rend particulièrement précieux pour les travaux de terrain dans les zones boisées ou accidentées, où la photogrammétrie et la stéréoscopie satellitaire ne peuvent voir le sol. Les MNT à 1 m issus du LiDAR révèlent des détails subtils — escarpements de faille, escarpements de tête de glissement, anciens chenaux, ouvrages en terre archéologiques — que des données plus grossières ne peuvent tout simplement pas résoudre.

Piège courant

Confondre le LiDAR avec la photogrammétrie ou le radar. Le LiDAR utilise une lumière laser et mesure directement la distance ; la photogrammétrie déduit l'élévation à partir d'images optiques qui se chevauchent ; le SAR utilise un radar à micro-ondes. Notez aussi que le LiDAR topographique standard ne pénètre pas l'eau ni une canopée dense et compacte — le LiDAR bathymétrique utilise une longueur d'onde différente (verte) pour les eaux peu profondes. Le format d'échange courant est le LAS / le LAZ compressé.

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