Une carte géologique représente la distribution spatiale des roches et des dépôts superficiels à la surface de la Terre ou à proximité, classés par lithologie et par âge, ainsi que les éléments structuraux tels que les failles, les plis, les contacts et l'orientation des couches. C'est l'outil principal pour communiquer la géologie tridimensionnelle d'une zone sur une surface bidimensionnelle.

Pourquoi c'est important

Les cartes géologiques sont à la base de l'exploration minérale et hydrogéologique, de l'évaluation des aléas, de la géologie de l'ingénieur et de l'aménagement du territoire. En codant les unités, les contacts et les structures, elles permettent à un lecteur de déduire le sous-sol, de prédire où se trouvent les ressources ou les risques et de contraindre les coupes. Faire passer ces cartes de PDF statiques à des couches SIG interrogeables est ce qui les rend exploitables dans l'analyse spatiale moderne.

Éléments d'une carte

  • Unités cartographiques (polygones) : unités lithostratigraphiques ou superficielles, chacune avec une couleur et une étiquette renvoyant à la légende.
  • Contacts (lignes) : limites entre unités, classées comme observées, approximatives ou masquées.
  • Failles et plis (lignes) : avec une symbologie indiquant le type, le pendage et le mouvement.
  • Points structuraux : direction et pendage des couches, de la foliation et des diaclases.
  • Légende, échelle et coupes pour interpréter la carte.

Exemple concret

Les normes favorisent l'interopérabilité. Le standard cartographique numérique FGDC de l'USGS pour la symbolisation des cartes géologiques définit les couleurs et les symboles, tandis que la spécification GeMS (Geologic Map Schema) structure les unités cartographiques, les contacts et les tables de description des unités pour les bases de données SIG. Encoder une carte sous forme de classes d'entités au format GeMS la rend analysable dans QGIS, ArcGIS ou PostGIS.

Piège fréquent

Prendre une carte géologique scannée pour de la donnée. Une image raster ne peut être ni interrogée, ni croisée, ni stylisée par attribut ; elle doit être géoréférencée puis vectorisée en unités dotées d'attributs avant de pouvoir être analysée. Respectez aussi l'échelle de la carte : une feuille au 1:250 000 est de niveau reconnaissance et ne doit pas servir à des décisions à l'échelle d'un site.

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