Un modèle numérique d'élévation (MNT) est un jeu de données raster dans lequel chaque cellule stocke une valeur d'altitude, produisant une surface numérique continue de la hauteur du terrain. C'est la donnée d'entrée fondamentale de presque toute analyse de terrain — pente, exposition, ombrage, courbure, délimitation de bassins versants et bassins de visibilité sont tous calculés à partir d'un MNT.
MNT, MNT (terrain) et MNS
« MNT » est souvent employé de façon générique, mais la précision compte. Un MNT au sens strict (modèle numérique de terrain, DTM) représente la surface du sol nu, sans la végétation ni les bâtiments. Un MNS (modèle numérique de surface, DSM) inclut tout ce que le capteur a vu — couvert végétal, toitures et autres éléments. Le LiDAR peut produire les deux, car ses retours peuvent être classés en points sol et hors-sol. Utiliser un MNS là où un modèle de terrain est requis gonflera la pente et masquera le sol réel.
Pourquoi c'est important
La résolution et la précision verticale conditionnent la qualité de chaque dérivé. Les MNT mondiaux comme SRTM (~30 m) ou Copernicus GLO-30 (30 m) conviennent au repérage régional ; les travaux d'ingénierie et de glissements de terrain exigent généralement des MNT issus du LiDAR à 1–2 m. La taille de cellule influence directement la pente : les grilles plus grossières lissent les ruptures de pente locales et sous-estiment la pente.
Piège courant
Calculer la pente ou l'ombrage sur un MNT stocké dans un SCR géographique (degrés). Les unités horizontales (degrés) et verticales (mètres) sont alors incohérentes : les valeurs de pente sont fausses, à moins d'appliquer une correction par facteur z ou de reprojeter le MNT vers un SCR projeté en mètres. Surveillez aussi les vides NoData et les incohérences de datum vertical, qui créent des artefacts et des décalages.